600 millions pour les ploucs !

Publié le par Patrick Fodella

Le conseil des ministres réuni aujourd'hui, a décidé de la mise en oeuvre d'un certain nombre de mesures en faveur des éleveurs.

Ces mesures se chiffrent à 600 millions d'euros ! (sans compter les 500 millions en prêts bancaires).

Pas énorme, mais en ces temps de difficultés financières, il est surprenant qu'un gouvernement puisse sortir une somme pareille aussi rapidement. Il aura suffit que les éleveurs montrent le bout de leur colère, pour que le gouvernement se couche. Est-ce qu'il y aura des poursuites à l'encontre des manifestants auteurs de dégradations ? Parce que quand ce sont les ouvriers, syndiqués à la CGT notamment, il n'est pas rare qu'ils se retrouvent en justice !

Alors, deux poids deux mesures ?

Sans doute la situation des éleveurs français est-elle délicate, mais il serait quand même bon de rappeler que ce sont des gens qui nous ont fait bouffer de la viande dégueulasse pendant des années. Souvenons-nous de la vache folle. Et l'affaire de la viande de cheval ? Sans compter l'état des sols gavés de nitrates à cause des productions intensives de porc... Et la ferme des 1000 vaches, qui en est responsable ?

J'ai décidément beaucoup de mal à plaindre ces éleveurs.

Bien sûr, on va me dire que la réalité des difficultés de leur métier n'est plus à prouver. Bien sûr, la concurrence européenne devient très dure, et la fin de la PAC change leur vie. Il n'est pas facile de passer du statut de fonctionnaire européen (c'est à dire fortement aidé en permanence par les subventions européennes) au statut de chef d'entreprise libérale !

Pour que je les plaigne, il faudrait d'abord qu'il y ait un plan à moyen terme qui engage tous les éleveurs vers une agriculture responsable, soucieuse de l'environnement et de la qualité de la viande.

Il faudrait aussi que la distribution de cette viande soit complètement revue. Fini les grands distributeurs, mais il faut favoriser la production locale assurée par des coopératives contrôlées par les producteurs et les consommateurs.

Et il faudrait enfin que notre société réfléchisse à ce que signifie "élever des êtres vivants dans le but unique de les tuer pour les manger !".

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