Grèce: une dure leçon !

Publié le par Patrick Fodella

L'accord signé le 13 juillet entre la Grèce et l'Union Européenne est un modèle de mise à mort.

Le peuple grec, lassé des cures d'austérité qui lui sont imposées depuis de nombreuses années, a décidé, par deux fois, d'essayer une nouvelle politique et de dire non à la dictature des marchés.

Hélas, les financiers mondiaux, qui dans ce cas présents étaient représentés par les gouvernements de l'Union Européenne, la banque européenne et le FMI, ont décidé de ne pas prendre le risque de laisser une once d'illusion s'exprimer dans ce petit pays. Non pas à cause de l'argent que ça aurait pu leur coûter (350 Milliards d'euros, c'est une bagatelle pour eux). Non, à cause du risque d'exemple, du risque de voir d'autres peuples d'Europe ou d'ailleurs essayer aussi...

Alors, il a fallu écraser le peuple rebelle, le peuple qui a choisi un gouvernement pour mettre fin aux politiques d'austérité, ce peuple qui a confirmé ce premier choix en refusant par référendum le plan proposé (imposé) par l'Europe.

Il a fallu punir, et la punition se devait d'être exemplaire ! Elle devait être humiliante, pour le gouvernement et pour le peuple.

Et suprême humiliation, la politique décidé au plan européen, sera mise en oeuvre directement par des missi dominici de la troïka. Le gouvernement, le parlement grec ne sert plus à rien.

La leçon est dure, mais elle doit servir à tout le monde. A tous les peuples de monde et d'abord aux peuples européens.

Si, pendant des années le slogan des mouvements de la gauche radicale a été "nous voulons une autre Europe", il est temps maintenant de dire que c'est de l'Europe que nous ne voulons plus.

C'est une des forces de la finance et du capitalisme libéral que d'avoir su imposer l'échelon européen comme une évidence. La plupart des acteurs politiques, y compris de la gauche radicale, accepte cette évidence. Dans le meilleur des cas, ils demandent une autre Europe.

Aujourd'hui, il faut inverser notre sens de réflexion. Ce n'est pas d'une Europe différente dont nous avons besoin, c'est d'un système qui permette l'expression et le respect de la volonté populaire. Battons-nous pour trouver un moyen de faire respecter les volontés populaires. D'abord au niveau local. Et laissons les peuples décider avec qui ils veulent coopérer...

Mais pour l'heure, méditons la leçon grecque. Aidons encore et toujours le peuple grec comme nous devons aider les peuples du monde qui essaient de trouver refuge chez nous !

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