COP 21: échec attendu ?

Publié le par Patrick Fodella

COP 21: échec attendu ?

La COP 21 entame sa seconde semaine.

Le bilan de la première n'est guère excitant. Le seul aspect positif semble être la diminution des phrases entre crochets !

Dis comme ça, il est vrai que ça n'a rien de réjouissant. Pourtant, cela signifie que les délégations arrivent à se mettre d'accord sur les points qui faisaient litige, et donc mis entre crochets pour qu'ils soient bien repérés.

Mais sur quoi portent ces désaccords ?

Si tout le monde semble s'accorder pour dire qu'il faut diminuer la production des gaz à effet de serre afin de contrôler le réchauffement climatique, les désaccords portent sur le comment. Et surtout sur le "qui" ! Qui est fautif et qui doit payer...

Et sur cette question, je trouve l'attitude des pays occidentaux d'une rare indécence. Oser dire que tout le monde doit participer aujourd'hui à la lutte pour le climat, de manière identique, est une insulte à l'histoire.

Comment est-il possible de nier que si le climat est aujourd'hui déréglé c'est principalement (pour ne pas dire exclusivement) à cause des pays occidentaux, et notamment la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et les Etats-Unis ! Depuis le début de la révolution industrielle (née en Grande-Bretagne fin 18ème siècle), les industries de ces pays polluent à tour de cheminées, de haut-fourneaux et de rejets liquides. Les Africains n'y sont pour rien, eux qui n'ont pu commencer à s'industrialiser qu'à la fin du 20ème siècle, et bien timidement... Alors si la Chine s'est éveillée et est devenu un grand pollueur, si le pétrole nous vient du Moyen-Orient, si le Brésil déforeste massivement, sont-ils pour autant les responsables de la situation climatique ? Ils ne font qu'appliquer un modèle économique qui leur a été imposé par les grandes puissances économiques, et parfois par la force militaire...

Alors pourquoi devraient-ils payer comme les vrais coupables ?

Que faire ?

La première mesure indispensable pour trouver un terrain d'entente est la reconnaissance de la responsabilités des pays occidentaux. Tous ces pays qui ont développé une industrie polluante puis qui sont allé coloniser les autres continents pour trouver les matières premières nécessaires à leurs industries polluantes, doivent reconnaître leur faute. Cette première étape est indispensable, moralement, politiquement et humainement.

Puis ces pays doivent réparer leurs fautes. Oh bien sûr, jamais la réparation ne pourra être à la hauteur des dégâts commis. Mais oser lancer une réparation aurait évidemment un impact considérable sur les autres pays.

Enfin, une fois ces deux premiers points actés et les actions lancées, il pourra y avoir une COP efficace et utile. Cette nouvelle COP devra associer avec les pays, les multinationales qui aujourd'hui sont, par dessus les pays, les acteurs principaux de cette dérégulation climatique. Ce sont elles qui devront assumer une part très importante des réparations.

Alors rendez-vous à la COP 22, dans un pays porteur d'avenir et d'espoir ?

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