Voter pour faire avancer nos idées...

Publié le par Patrick Fodella

Alors les régionales, c'est demain.

Depuis des semaines, voir des mois, nous n'entendons parler que du FN. Comment ne pas imaginer que ces élections vont être d'abord un test national pour le FN. Fait-il toujours peur ou la dédiabolisation est-elle en passe de réussir ?

Seuls les attentats du 13 novembre ont pu nous écarter de ce matraquage médiatique.

Et puis tranquillement, doucement, nous sommes revenu à la question centrale: l'extrême droite va-t-elle diriger des régions françaises ?

A partir de ce raisonnement, toutes les combinaisons ont été imaginées. Front républicain, fusions de listes, désistements toutes les énergies semblent concentrées sur le second tour. Comment faire barrage au FN ?

Il faut dire que l'enjeu est d'importance. Si le FN gagne une ou plusieurs régions, ce sera un échec cuisant pour Sarkozy dont la stratégie de reconquête passe par un FN contenu. Et un échec pour Sarkozy, c'est la voix royale pour Juppé et la défaite pour Hollande en 2017.

Mais pour le PS, une victoire de LR comme annoncé il y a des mois, c'est remettre Sarkozy en selle et lui permettre peut-être de gagner la primaire à droite et d'affronter Hollande en 2017, seule chance pour se dernier de rester en poste...

Donc, beaucoup de monde a intérêt à la défaite du FN, même au prix de sa disparition au sein de quelques régions.

La question que nous devons absolument nous poser, c'est : comment en sommes-nous arriver là ?

En 2012, le PS a tout gagné ! Il détient la majorité des grandes villes, la grand majorité des départements, la quasi totalité des régions, le sénat, l'assemblée nationale, la présidence de la République. Trois ans après, il a tout perdu, y compris et surtout ses valeurs. La politique Vallso-macronienne est à l'opposé de ce que les électeurs ont pu attendre en votant PS, mais aussi souvent à l'opposé de ce que les élus locaux ont essayé de mettre en place localement. D'où une totale illisibilité de la politique socialiste, une incompréhension de paysage qui évolue tout les jours jusqu'à ce que le gouvernement actuel mette en place une politique sécuritaire que le FN n'aurait peut-être jamais réussi à réaliser.

Face à cet embrouillamini plus ou moins contrôlé, il n'est qu'une position valable: voter en fonction des valeurs que nous portons encore. N'ayons pas peur de réaffirmer ce qui fait l'honneur de la gauche: plus d'égalités sociales, plus d'impôts mieux répartis, des retraites à taux plein plus tôt, diminution du temps de travail, transition énergétique, développement des transports en commun gratuits, etc.

C'est en fonction de valeur, d'idées que nous devons nous déterminer dans ces élections parce que les élections restent encore le meilleur moment pour propager des idées. Laissons les calculs stratégiques à ceux qui dévalorisent la politique tous les jours.

Votons pour nos idées, ce sont les plus belles !

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