Avec le Sarkexit, les portes de l'Elysée s'ouvrent un peu plus pour Le Pen !

Publié le par Patrick Fodella

Encore une que les sondeurs n'avaient pas vu !

Il faut dire que celle-là était un peu plus difficile. Première expérience, corps électoral non connu, présence d'électeurs (de gauche) non prévus (environ 15%), cela fait beaucoup d'incertitude pour nos pauvres sondeurs.

La première leçon de ce scrutin concerne l'exclusion de Sarkozy (le Sarkéxit !). En soit, c'est plutôt une information réjouissante tant ce personnage apparaît désagréable, politicien, magouilleur, tricheur, et surtout en difficulté avec la justice ! Il est donc salutaire qu'il sorte du jeu politique.

Mais en regardant de plus près, l'absence de Sarkozy à l'élection présidentiel va sans doute avoir de mauvaises conséquences. En effet, ce matamore très à droite devait capter les voix des électeurs les plus à droite. Voix qui de ce fait ne se seraient pas portées sur Le Pen. Bayrou aurait été candidat pour reprendre les voix du centre, dispersant par là toutes les voix de droite et rendant plus hypothétique la présence du candidat de droite au second tour, tout en réduisant les possibilités de Le Pen d'y être. Avec Sarkozy, s'était aussi la probabilité de la candidature Hollande. Imaginons le tableau: Le Pen, Sarkozy, Bayrou, Macron, Hollande, Jadot, Mélenchon... sans compter sans doute quelques petites candidats de droite. Dans cette configuration, tout devient possible, même pour Hollande.

Mais la disparition de Sarkozy va permettre à Le Pen de se repositionner sur les électeurs de Sarkozy. Il est maintenant plus que probable que nous la retrouvions au second tour. La question est de connaître le comportement de Bayrou. Bien sûr, il va falloir attendre le second tour de cette primaire. Mais si Juppé arrive en tête, nous aurons une configuration plus classique. Hollande ne sera sans doute pas candidat, Vals entrera dans la bataille, avec Macron, ça va donner des échanges sympa...

Mais si (comme cela semble se dessiner) Fillon gagne, beaucoup de choses dépendront de l'attitude de Bayrou. Fillon n'est pas un homme du centre. Son programme est sans doute le plus à droite. Il semblerait logique, dans cette configuration, que le centre ait un candidat. Par ailleurs, Fillon arrivera-t-il à convaincre les électeurs de la droite extrême de voter pour lui et diminuer ainsi le score du FN ? Cela va rester la grande incertitude de ce scrutin à droite. La réponse à cette question conditionnera les résultat de Le Pen, et donc, la possibilité pour l'extrême droite d'arriver au pouvoir... Et avec Fillon, est-ce que Hollande ira, ou pas ? C'est sans doute plus délicat de prendre la décision pour lui...

Reste qu'avec Fillon (comme avec Juppé d'ailleurs) c'est encore un homme qui sera candidat. Et encore un homme qui est un professionnel de la politique. Ces gens n'ont d'autres mots à la bouche que "libérer les énergies des entreprises privées", "diminuer le nombre de fonctionnaires de le poids de l'état", mais aucun d'eux n'a jamais travaillé dans le privé, ou dirigé une entreprise...

Des bouffons je vous dit !

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article