31ème festival du Cirque de Monte Carlo
Incontestablement, cette édition marque une évolution dans l'histoire du festival.Tout en restant fidèle à la tradition du cirque, on a senti que la mise en piste, la dramaturgie étaient plus présentes dans les numéros.Nous avons ainsi pu voir des éclairages très présents, des chorégraphies parfois excessives et des chansons, des chansons.Cette évolution est surprenante. Elle n'est en tout les cas pas servie par un ring-master fatigué. L'introduction des numéros est souvent laborieuse, voir minimaliste. Ne le voit-on pas à un moment lire son texte devant le public ? Petit Gougou ne m'a jamais convaincu comme Loyal. Cette année, il a été catastrophique...Que dire des numéros présentés? Certes nous sommes loin de la qualité de l'an passé. Mais c'était une année exceptionnelle.Les numéros ont retrouvé leur niveau des années précédentes.La famille Casartelli était l'invité d'honneur. Elle a su se montrer à la hauteur de l'honneur. Le pas de deux à cheval a été un grand moment d'émotion et de prouesse, accompagné en chanson et en direct.Les différents tableaux présentés nous on transporté à chaque fois dans une ambiance très différente. C'était un retour à la tradition des pantomimes circassiennes. C'était très agréable, même si l'évocation des milles et une nuits aurait pu trouver une autre illustration musicale que les chansons (en direct) du film Aladin (le rêve bleu !).Pour le reste, j'ai été enchanté par le numéro de corde du duo Bogrodi. Une utilisation très originale de la corde, qui révolutionne son utilisation (corde en ballant sur laquelle ils effectuent des figures habituelles du cadre).Citons encore l'équilibriste au corps sculptural, de très bon numéros de balançoire russe et de bascule (bien que relativement classique). Un numéro de barre russe très (trop ?) chorégraphié.Et enfin, un grand coup de chapeau pour le duo Guerreiro, funambules, avec Mme Guerreiro qui chante en direct tout en marchant sur le fil. Ce qui ne l'empêche pas de porter son mari dur les épaules.Enfin, un coup de coeur pour le jongleur au diabolo, Pierre Marchant, élève d'Italo Medini et très, très dynamique. Quel showman !!!Alors à l'année prochaine.
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