Vargas

Publié le par fofo

J'ai passé une bonne partie de l'été avec Fred Vargas. Surtout les soirées, avant de m'endormir.Ou plutôt, avec ses livres...J'ai commencé par le premier "ceux qui vont mourir te saluent".J'avais décidé de prendre ses livres dans l'ordre où elle les a publiés. Je ne connaissais rien d'elle. Juste quelques bruit, et la rumeur !J'ai été emballé par ce premier ouvrage. Ce n'est pas le meilleur, évidemment, mais c'est une exception. C'est le seul dont nous ne retrouvons pas les personnages dans les autres livres (encore qu'il me manque les deux derniers).Donc, j'ai continué avec le deuxième, puis les suivants jusqu'au huitième. Et j'ai d'abord été très séduit par cette idée de retrouver les personnages dans les histoires suivantes. Pas comme on retrouve le héros, comme dans la plupart des romans policiers avec un héros. Là, le héros existe, mais il met du temps à s'imposer. Aujourd'hui, on sait que c'est le commissaire Adamsberg. Mais avant, çà a été Marc et les autres évangélistes. Puis il y a eu Louis Khelwelher, "l'allemand".Mais toujours, Marc et ses amis étaient présents, de manière déterminente ou alors fortuite. Seul Louis n'a pas encore rencontré Adamsberg. Cette rencontre va-t-elle se produire dans les deux qui me manquent ?Il y a donc une ambiance Vargas, une "écriture" Vargas, même si les codes du polar sont présents: le héros reste plus fort que les autres, il est en marge, hors-norme, dérangeant sa hiérarchie (ou exclu comme Louis ou l'oncle de Marc). A ce niveau, Vargas n'est absolumment pas originale.C'est plutôt dans la façon de construire son histoire, de la raconter qu'il y a une marque différente.Reste la place des femmes dans cette série d'enquêtes. Les femmes ne sont jamais l'objet des conquêtes du héros. D'ailleurs, la sexualité est presque absente. Il me semble qu'il n'y a qu'un rapport sexuel évoqué, suggéré: celui d'Adamsberg avec Camille, dans l'eurostar pour Lille ou Bruxelles.Mais cette rencontre rapide n'est plus évoquée dans les livres suivants.Peut-être Camille a-t-une relaxion sexuelle avec son canadien, dans "l'homme à l'envers".Donc le femme n'est pas un objet sexuel pour les héros. C'est plutôt un rêve inaccessible. Elles agissent souvent comme catalyseur, permettant par leur présence ou leurs réfléxions, à l'enquête d'avancer. Elle ne sont jamais les coupables, mais souvent les victimes (même si Marie-Belle est l'instigatrice des meurtres dans "parts vite et reviens tard", elle n'est pas l'assassin, et disparaîtra en avouant mais sans se faire attrapper.Donc les femmes ont une place à part. Peut-être parce que l'auteur est une auteure.Mais c'était aussi le cas d'Agatha Christie me semble-t-il, et pourtant le place des femmes était plus classique.Alors, il y a bien un style Vargas ?A vous de voir. En ce qui me concerne, je vais finir les deux romans qui me manquent...
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Publié dans Littérature

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